Actualités Économie Déclarations contradictoires sur la mévente de l’anacarde en Côte d’Ivoire / Le RHD...

Déclarations contradictoires sur la mévente de l’anacarde en Côte d’Ivoire / Le RHDP dénonce les actions de l’opposition et fait des précisions


Posté par le
Image du site www.unite.ci

unite.ci, Mévente de l'anacarde, Adjoumani « les noix de cajou étaient vendues bord champ entre 25FCFA et 200FCFA quand Soro contrôlait le nord»

La mévente de l’anacarde décriée par les producteurs ont fait l’objet des déclarations successives du groupe parlementaire du PDCI-RDA et de  Guillaume Soro lors de sa tournée à Dabakala.

« Cette  mévente se caractérise par le non-respect des prix fixés mais surtout par la rareté des acheteurs. Ainsi, malgré la forte paupérisation de nos concitoyens qui vivent de cette culture, aucune mesure sérieuse n’est prise par le Gouvernement pour trouver des solutions durables à cette situation qui perdure depuis la campagne 2018. Plus grave, le prix officiel bord champ de la noix de cajou n’est pas respecté et ce, dans l’indifférence du Gouvernement. …qui garde un silence incompréhensible sur cette grave conjoncture dans la filière », dénonçaient les députés du parti de Bédié avant que l’ex président de l’Assemblée nationale n’enfonce le clou . « L’anacarde devrait être acheté à 500 FCFA voire 1500 FCFA le kilo », a-t-il indiqué samedi dernier lors d’un meeting dans le nord du pays.

Le RHDP par la voix de son porte-parole, Kobenan Kouassi ADJOUMANI, rappelle que la réforme des filières coton et anacarde intervenue en septembre 2013 a permis à la Côte d’Ivoire de monter rapidement en puissance dans la filière cajou positionnant notre pays comme un acteur majeur de cette filière au plan mondial comme le reconnait d’ailleurs M. Isaac Adi Kouamé. 

Selon le ministre, grâce à cette réforme la Côte d’Ivoire est aujourd’hui premier producteur mondial de noix de cajou.

« Cette réforme a permis un bon encadrement et un bon déroulement des campagnes de commercialisations de 2014 à 2018 avec des prix bord champ en augmentation constante d’année en année. Ainsi, les prix bord champs moyens payés aux producteurs sur l’ensemble des campagnes de 2014 à 2018 ont été successivement de : 2014 : 225F/Kg ; 2015 : 275F/Kg ; 2016 : 520F/Kg ; 2017 : 715F/Kg ; 2018 : 516F/Kg », rappelle l’ex cadre du PDCI avant de poursuivre. « Il est bon de rappeler qu’avant la réforme les noix de cajou étaient vendues bord champ entre 25FCFA et 200FCFA le kilogramme, une période où M. Guillaume Kigbafori SORO était Premier Ministre et Chef de la Rébellion contrôlant le nord du pays. »

Selon le RHDP et contrairement aux affirmations de leurs détracteurs, le Gouvernement a bien anticipé sur ces difficultés en : réduisant de 10 à 7% le DUS afin de soutenir les acteurs de la filière. Ainsi le DUS qui était de 89,25 FCFA en 2018 est passé à 50,96 FCFA. Ce qui représente un effort de 14,2 milliards FCFA en faveur des acteurs de la filière ; fixant un prix de la campagne 2019 à 375F ; instruisant le Conseil du Coton et de l’Anacarde de rechercher de nouveaux débouchés et clients. 

En définitive, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP):
Encourage le Gouvernement à poursuivre ses efforts en faveur de l’amélioration des conditions de vie des producteurs, en particulier les producteurs d’Anacarde ; Félicite la grande majorité des acteurs grâce à qui la filière a enregistré une croissance exponentielle des résultats et qui développent un comportement citoyen; Rassure les producteurs et l’ensemble des acteurs de la filière de sa détermination à travailler auprès du Gouvernement en vue de consolider et d’amplifier les résultats obtenus dans la filière anacarde ;Encourage les producteurs à garder leur sérénité et à ne pas brader leur produit ; Invite les producteurs et tous les acteurs à dénoncer auprès des services compétents toutes personnes qui ne respectent pas les décisions prises par le gouvernement et en particulier les prix validés dans la matrice 2019 ; Encourage le Gouvernement dans sa détermination à créer les conditions de la transformation locale de la noix de cajou, seule solution pour pérenniser et consolider les acquis de la filière.

« Invite les hommes et les partis politiques au sens de la responsabilité ; à mieux s’informer auprès des structures en charge de la gestion des filières et autres secteurs d’activité avant de faire des déclarations purement mensongères et démagogiques », a conclu Adjoumani dans une déclaration ce mardi .