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Côte d’Ivoire Interpellé puis relâché/ Le collectif des avocats de Bamba Moriféré dénonce la procédure


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Image du site www.unite.ci

unite.ci, Abidjan le 8 juillet 2019 :  La procédure d’interpellation du professeur  Bamba Moriféré n’a pas respecté les règles juridiques. C’est ce qu’ont soutenu ses avocats ce lundi 8 juillet 2019 devant la presse au Plateau.

depuis le samedi dernier après son meeting à Cocody Anono,Bamba Moriféré s’est vu notifier hier soir dimanche une convocation pour jeudi prochain a appris KOACI de sources sécuritaires.

Sa fille, Affoussiata Bamba Lamine, via internet avait dénoncé samedi dernier une tentative d’enlèvement de son père aux alentours de 20H à son domicile de la Riviera de  Cocody à Abidjan.

Ce lundi 8 juillet 2019, face à la presse le collectif des avocats du président du rassemblement pour le peuple de Côte d’Ivoire (RPCI) a dénoncé un kidnapping de Bamba Moriféré. Pour Souleymane Diallo et Affoussata Bamba, l’interpellation de leur client s’est faite en dehors de toute procédure légale.

Affoussiata Bamba Lamine a révélé que la tentative d’enlèvement de son père s’est faite le samedi dernier en sa présence au domicile de son père par plus d’une quarantaine d’individus en tenue de force de l’ordre et de sécurité.

Elle a également indiqué que le jour suivant, soit le dimanche, c’est à sa résidence secondaire que le  professeur a été enlevé par les hommes encagoulés et en arme.

« Compte tenu des faits graves qui se sont passés ce weekend, il était important pour nous de le faire dans un cadre formel pour vous donner la suite des démarches que nous avons entreprises. Sur les faits, des hommes encagoulés se sont présentés au domicile du professeur pour disent-ils l’auditionner. Ils se sont introduits de force dans la cours en grand nombre. Ils étaient une vingtaine de personnes accompagnées par deux éléments du 30ème arrondissement. Il y avait autour de 40 personnes. Il y avait un abus de droit, c’est un fait extrêmement grave. Quand on veut faire une perquisition dans un domicile, il y a des règles à respecter. Nul n’est au-dessus de la loi. Il s’agissait en fait d’un enlèvement. Nous sommes dans une situation ubuesque. Il a fallu attendre aux environs de 22 heures le dimanche pour que la préfecture de police nous appelle», a-t-elle fait savoir.

Ainsi pour elle, son père a été enlevé le dimanche dernier à 19 heures 30 minutes TU et que c’est à 22 heures ce même jour que l’un des avocats Diallo Souleymane a été contacté pour voir son client à la préfecture de police d’Abidjan à Abobo.

Me Diallo Souleymane a quant à lui dénoncé l’irrégularité de l’interpellation de son client. 
Revenant sur les faits, il a tenu à préciser qu’en matière d’enquête, il y a des  procédures à respecter, ce qui n’a pas été fait dans le cadre de l’interpellation de son client. Souleymane Diallo a qualifié l’arrestation de  Bamba Moriféré d’assez grave.

«Quand je suis arrivé au domicile du professeur Moriféré, il n’y avait plus de policiers. Je me suis rendu au 30ème arrondissement où le chef de service m’a dit que pour cette opération, il ne savait rien et m’a conseillé de me rapprocher de la préfecture d’Abidjan. Pour nous ces faits sont assez graves. En matière d’enquête, il y a des règles. On nous dit qu’on venait auditionner le  professeur chez lui à la maison un samedi, ce qui n’est pas normal. Notre client ne se reproche rien en tout cas à son âme et conscience, il ne se reproche rien et ne pense pas être en heurt avec quelqu’un. A ce jour, je ne saurai vous dire ce qu’on reproche au  professeur Moriféré », a-t-il précisé.

Devant ce qu’ils ont qualifié d’abus des droits de leur client, un ancien ministre, le collectif des avocats de Bamba Moriféré dit avoir saisi le procureur général et compte également saisir le ministre de l’intérieur. Ils disent avoir également saisi des organisations internationales de défense de droits de l’homme pour dénoncer cet abus.

« Nous avons saisi ce matin (lundi 8 juillet 2019 Ndlr) le procureur général et il nous a dit qu’il prenait acte de ce que nous avons dit. Nous allons saisir le ministre de l’intérieur et exprimer notre désapprobation dont certains acteurs se sont comportés sur le terrain. Quand on voit les moyens qui ont été déployés pour interpeller le professeur Bamba Moriféré, il y a droit à se poser des questions », a-t-il conclu.


Jean Chrésus