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Côte d’Ivoire : Menace de grève à l’abattoir de Port-Bouët/ Vers une grave ménure de viande à Abidjan


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unite.ci, Abidjan le 7 octobre 2019 : Sauf cas d’entente ou de consensus de dernière heure. Sinon de sources concordantes, la grogne qui enfle au sein de l’abattoir municipale de Port-Bouët annonce des lendemains très tumultueux pour le District d’ Abidjan. Et pour cause, les agents vétérinaires en service dans le plus grand abattoir du pays ne sont pas contents. Et, pas du tout. Ils ont décidé de le faire savoir publiquement. Et non sans la manière. Selon notre interlocuteur qui a bien voulu garder l’anonymat, un préavis de grève va –être déposé cette semaine à compter de ce vendredi 11 octobre et le débrayage va être enclenché dès le lundi 14 octobre si rien n’est d’ici là. A en croire ces fonctionnaires en charge de la santé animale, le mépris qu’ils subissent depuis plusieurs années est sans commune mesure. En effet, explique notre source « selon la convention qui lie l’Etat, le District d’Abidjan et l’AFAM, la structure chargée de la gestion de l’abattoir, sur chaque animale abattu (gros ruminent et petit ruminent) une taxe d’inspection est prélevée au profit des agents vétérinaires. Exemple sur les 17000 que l’on paie à l’AFAM, 5000F sont versés sur les comptes du District d’Abidjan, 1500F pour la Fédération des Associations de la filière bétail, 10.000 F reviennent à l’AFAM. Quant aux 500 F restants, notre source dit ne pas avoir une idée exacte de leur destination. Mais qu’à cela ne tienne. Les agents vétérinaires de l’Abattoir exigent leur taxe d’inspection qui est de 1000 F et qui doit sortir des 5000F destinés au District. Cependant, suite aux démarches effectuées par les agents, il ressort que cette redevance serait versée au Ministère de la production animale qui devrait à son tour la rétrocéder aux ayants droit. Or, depuis plusieurs années cette manne est restée stockée dans le cabinet dudit ministère. Selon notre informateur, au moment où le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani occupait les reines de ce département, il avait reconnu cette situation et promis de régler le problème au plus vite. Mais avec le changement intervenu et la nomination d’un nouveau Ministre à la tête de ce département, les infortunés disent ne pas savoir à quel saint se vouer. D’où leur recours à la grève qui s’annonce imminent et dont les conséquences pourraient être dramatiques pour le consommateur et le trésor public ivoiriens. Vivement qu’une solution soit trouvée pour le bonheur de tous.

Tienfôt Gisèle